Swallowtail Ageha

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Étiquette : punk

Ecopunk de Fabien Hein et Dom Blake

J’ai terminé il y a un moment déjà un livre coup de coeur, c’est un essai de Fabien Hein et Dom Blake faisant le parallèle entre la musique et culture punk et l’engagement écologique et la cause animale, de la fin des années 70 à nos jours. Ce livre c’est Ecopunk, Les punks, de la cause animale à l’écologie radicale.

Les thèmes abordés englobent une multitude de sujets liés à l’écologie et la cause animale, de leur début relativement discret à un engagement plus « radical », tels que le végétarisme puis le mode de vie végane et l’antispécisme, le refus des nouvelles technologies notamment la voiture avec les masses critiques pour la réappropriation des routes (tout un chapitre sur le vélo et le skate), la dénonciation de la consommation de masse (et la récupération commerciale du mouvement punk dans les années 90), la vie à la ville, le retour à la terre et à la campagne, le Do It Yourself (terme omniprésent dans la culture punk et qui logiquement est lié à tous ces sujets), l’éco-terrorisme (destruction des infrastructures par exemple), le refus des loirs et des règles sociales, les actes politiques, etc.

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Leto de Kirill Serebrennikov

Ce n’est pas souvent que j’ai l’occasion de voir un film russe au cinéma et j’aimerais en voir plus d’ailleurs, j’ai découvert LETO ce weekend et j’ai tellement aimé ! J’espère qu’il sortira en dvd, j’espère le revoir.

Je suis surtout allée voir Leto au cinéma parce que le sujet me plaisait, le thème de la musique au cinéma est un sujet que j’affectionne particulièrement, surtout lorsqu’il s’agit de musique rock/punk. L’histoire se déroulant en URSS dans les années 80 fait tout le charme du film. Le film dégage une telle énergie, et pourtant il dégage en même temps une ambiance douce, poétique et nostalgique grâce aux chansons de Viktor, un des personnages principaux. Ce film est rempli d’oppositions, un côté très rythmé face à un côté calme, un côté rebelle face à un côté plus doux et poétique, des scènes majoritairement en noir et blanc pour les moments présents face à quelques scènes en couleur pour les souvenirs filmés par le caméraman qui suit les musiciens tout au long de cette histoire et toujours cette jeunesse qui tente de s’exprimer comme elle peut malgré les limites imposées par l’état (l’exemple de la salle de rock avec un public assis et quasi statique de façon contrainte face à un groupe de rock chantant dans un langage « familier » qui se retient pour chacun de se lâcher à tout moment, toujours contraint, car aucun débordement toléré). On se retrouve souvent face à des scènes totalement irréelles et imaginaires (la scène dans les bus par exemple) où un personnages entraine le groupe à se lâcher (leur conscience ?) et nous rappelant que cette scène n’a jamais existé (mais ça aurait bien aimé), scènes illustrées souvent par des notes écrites directement sur l’écran. Original et réjouissant, totalement imprévisible, surprenant et souvent drôle. Le film a beau insérer des séquences de rêveries, l’histoire est bel et bien basée sur l’histoire d’un réel chanteur Victor Tsoï (décédé dans un accident de voiture l’âge de 28 ans) et de son groupe Kino.

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