Swallowtail Ageha

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Parasites de Bong Joon Ho

Bong Joon Ho a reçu la palme d’or cette année au Festival de Cannes pour son dernier film, Parasites, autant dire que j’étais vraiment contente pour lui car j’aime énormément son travail que j’avais découvert avec The Host, Memories of Murders et Snowpiercer, tous excellents en particulier les deux premiers, marquants, le genre de film qu’on oublie pas.

Je suis donc allée voir au cinéma Parasites et j’ai adoré, j’ai retrouvé tous les ingrédients des films de Bong Joon Ho que j’aime et qui fonctionnent si bien ensemble, de bons ingrédients pour une bonne satire sociale. D’ailleurs dans la salle, beaucoup de réaction, de rires, etc. Je pense que là c’est une palme d’or qui fait l’unanimité que soit auprès de la presse que du public.

Le titre du film représente bien son sujet, comme toujours Bong Joon Ho traite un sujet difficile et grave sur un ton particulier avec beaucoup d’humour notamment grâce aux dialogues et au jeu des acteurs, mais aussi lors de situations improbables qui surprennent soit par leur noirceur, soit par une suite d’évènements qui s’enchaînent et qui va forcément prêter à rire malgré la gravité des actes des personnages.

Le film se moque aisément de la bourgeoisie en opposant  une famille pauvre qui vit de petits boulots mal payés et de petites combines face à une famille très riche vivant dans une immense maison. Pour marquer les différences, le réalisateur n’a pas peur de forcer sur les stéréotypes sans toutefois montrer que chacun à une part de bon et de noirceur, quelques soit la classe sociale. Donc nous avons une famille pauvre vivant dans un quartier très modeste, une petite maison pour cette famille de 4 personnes, face à une famille comptant 4 membres également et ayant en plus le luxe d’avoir une gouvernante et vivant donc dans une immense maison (propriété). Les attitudes, le style vestimentaire sont différents également. Et la famille ne fait parfois qu’une seule personne, ici l’union fait la force.

Outre ces détails importants qui présentent les personnages et les lieux, l’histoire est rythmée par une succession d’évènements qui s’enchaînent allant crescendo jusqu’à un point de non retour, en cumulant les situations plutôt improbables et surprenant à chaque fois le spectateur et les personnages, quand on pense la limite atteinte, on va encore plus loin dans l’absurde et les personnages sont eux aussi dépassés et entraînés, pouvant perdre à tout moment le contrôle, mais quand et de quelle manière ?

Tout ceci est abordé d’une manière bien particulière propre à Bong Joon Ho et qu’on retrouve aussi dans beaucoup de films coréens, c’est une bonne dose d’humeur placé là ou il faut et toujours au bon moment, ce qui a provoqué pas mal de rires dans la salle lorsque j’y suis allée. C’était déjà le cas pour Memories of Murder qui racontait a traque d’un tueur en série (inspiré de faits réels en plus) compliquées mais ponctué d’humour malgré tout (les dialogues notamment). Pour en revenir à Parasites, la deuxième partie s’assombrit un peu plus sans cependant perdre son humour du début jusqu’au final qui ne pouvait pas en être autrement, on pourrait dire qu’on l’aura pressenti, mais on reste quand même impressionné par la maîtrise du réalisateur.

Enfin, le casting est parfait, on retrouve surtout avec plaisir Song Kang Ho vu par exemple dans The Host de Bong Joon Ho plus de 10 ans avant Parasites ou encore chez Park Chan Wook avec Thirst. Je connaissais également Lee Sun Kyun déjà vu chez Hong Sang Soo avec Oki’s movie par exemple. Pour les reste du casting que j’ai découvert avec ce film , c’est un sans faute.

Bref, un film fou où on ne s’ennuie jamais, où l’humour ne manque pas et l’effet de surprise non plus. Vraiment excellent. Une palme d’or de folie bien méritée !

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