Swallowtail Ageha

Blog créatif, vegan & japonisant

Swallowtail Ageha

Grass de Hong Sang Soo

Grass est le dernier film en date de Hong Sang Soo, je commence à être une habituée du cinéma de Hong Sang Soo car il sort à peu près un film par an que je vais voir dès qu’une sortie est programmée. Chaque année, je me dis que c’est fini, je n’irai plus voir le dernier film de HSS car c’est toujours pareil et finalement j’y retourne, et je ne m’en lasse même pas. Pourquoi ? J’aime le cinéma de HSS, tout ce qui le caractérise, que ce soit la réalisation, les personnages, les thèmes abordés, le casting, la musique utilisée ou même les génériques ! Finalement, chacun de ses films se démarque des autres mais garde son identité qui lui est propre

Grass ne déroge pas à la règle, en plus je retrouve avec plaisir une fois de plus Kim Min Hee, régulière depuis les derniers films maintenant. Au final, je m’aperçois que pour le moment je vous parle essentiellement de mon ressentis face au cinéma en général de HSS plutôt que de son dernier film en lui même.

Essayons tout de même : Cette fois-ci, nous ne sommes plus les seul.e.s spectateurs.trices, témoins des histoires portées à l’écran, d’amour, d’amitié ou non, avec du soju ou non, sans oublier un personnages en lien avec un métier d’artiste (cinéma, écrivain, …) ou non, mais le personnage principal interprété par Kim Min Hee est le témoin principal avec nous et oriente alors notre regard. Le film en noir et blanc, toujours simple et beau sur fond de musique classique, car le café où se déroule la plupart des scènes en diffuse en permanence, nous montre donc une jeune femme (Kim Min Hee) qui observe, interprète et écris dans son journal (ordinateur) de bord ou intime (plutôt qu’un livre qu’elle projette d’écrire) est là en permanence, même place côté fenêtre, discrète et quasi invisible des autres personnages au début, puis remarquée à force de devenir comme les autres une cliente régulière de ce café. Fini le rôle d’observatrice, elle devient une cliente du café avec son histoire que nous allons à notre tour observer. On pourrait aussi dire que le café est un lieu d’étude des personnages, on ne voit jamais le patron mais au dire d’un des personnages, il est gentil, laisse aux clients le droit d’apporter alcool et nourriture, puis la musique est cool. Au début notre regard pouvait s’associer à celui du personnage principal puis nos chemins se séparent, nous spectateur gardons notre rôle de spectateur et le personnage principal reprend son rôle de personnage.

On pourrait finalement parler des heures durant des films de HSS malgré la courte durée de ses derniers longs métrages (environ 1 heure), il aime décortiquer chacun de ses personnages. Par contre j’ai eu du mal avec la musique qui est plus qu’une musique de fond car elle prend à vrai dire beaucoup de place, le son est fort, empiète parfois sur les dialogues et est rarement en accord avec le type de scène (une dispute, quelqu’un qui pleure ou se met en colère). J’ai aussi toujours du mal avec tous ces zooms que j’ai toujours trouvé bruts et agressifs. J’imagine que ça fait très caméra cachée :). J’ai moins accroché cependant à Grass notamment au niveau des dialogues qui m’ont fait moins sourire, le ton étant je trouve plus grave ou sérieux ?

Petit mot de la fin sur un article finalement plus long que prévu : ne jamais sous estimer un film de Hong Sang Soo et ne jamais dire que ce sera le dernier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
6 × 28 =