Swallowtail Ageha

Blog créatif, vegan & japonisant

Swallowtail Ageha

Le Daim de Quentin Dupieux

C’est toujours un peu dingue cette attente des films de Quentin Dupieux, on ne sait généralement pas grand chose à chaque fois, le mystère est souvent bien entretenu, malgré les images, le casting et les bandes annonces qui sont présentés avant la sortie en salles, sans compter les interviews lorsqu’il s’agit comme ici d’un super casting (Jean Dujardin et Adèle Haenel).

Le Daim ça commence comme ça, c’est l’histoire d’un type paumé dont on ne sait rien qui achète un blouson en daim et va en le portant changer et c’est tout, on en dira pas plus histoire de ne rien dévoiler.

On retrouve tout ce qu’on aime chez Quentin Dupieux, la folie en premier lieu, une économie de moyens pour un max d’effet, les dialogues, les choses matériels qui deviennent un personnage à pars entière, les rencontres, les décors (ici tout en marron et vieillot), la musique, ,les plans, tout. Puis, il y a cet enchainement de situations plus absurdes les unes que les autres, où plus l’histoire avance et plus le contrôle semble échapper aux personnages, et puis la musique bien sûr qui colle si bien au thème du film, et qui ici a par rapport à d’habitude quelque chose d’étouffant et angoissant, comme si on ressentait ce que vit le personnage principal. Le rôle est vraiment parfait pour Jean Dujardin et excelle dans ce rôle, jouer les personnages en perte de repères et sombrant dans la folie ça lui va bien, vraiment bien, et il est drôle en plus, mais sans Adèle Haenel il aurait manqué quelque chose, oui parce que la folie à deux c’est mieux n’est-ce-pas ?! J’adore cette actrice et elle est surprend dans chacun des films où j’ai pu la voir jouer, ici jusqu’à la fin elle gardera cette ambiguïté, jusqu’au final parfait mais que je n’avais pas vraiment vu venir.

(suite…)


Ecopunk de Fabien Hein et Dom Blake

J’ai terminé il y a un moment déjà un livre coup de coeur, c’est un essai de Fabien Hein et Dom Blake faisant le parallèle entre la musique et culture punk et l’engagement écologique et la cause animale, de la fin des années 70 à nos jours. Ce livre c’est Ecopunk, Les punks, de la cause animale à l’écologie radicale.

Les thèmes abordés englobent une multitude de sujets liés à l’écologie et la cause animale, de leur début relativement discret à un engagement plus « radical », tels que le végétarisme puis le mode de vie végane et l’antispécisme, le refus des nouvelles technologies notamment la voiture avec les masses critiques pour la réappropriation des routes (tout un chapitre sur le vélo et le skate), la dénonciation de la consommation de masse (et la récupération commerciale du mouvement punk dans les années 90), la vie à la ville, le retour à la terre et à la campagne, le Do It Yourself (terme omniprésent dans la culture punk et qui logiquement est lié à tous ces sujets), l’éco-terrorisme (destruction des infrastructures par exemple), le refus des loirs et des règles sociales, les actes politiques, etc.

(suite…)


Parasites de Bong Joon Ho

Bong Joon Ho a reçu la palme d’or cette année au Festival de Cannes pour son dernier film, Parasites, autant dire que j’étais vraiment contente pour lui car j’aime énormément son travail que j’avais découvert avec The Host, Memories of Murders et Snowpiercer, tous excellents en particulier les deux premiers, marquants, le genre de film qu’on oublie pas.

Je suis donc allée voir au cinéma Parasites et j’ai adoré, j’ai retrouvé tous les ingrédients des films de Bong Joon Ho que j’aime et qui fonctionnent si bien ensemble, de bons ingrédients pour une bonne satire sociale. D’ailleurs dans la salle, beaucoup de réaction, de rires, etc. Je pense que là c’est une palme d’or qui fait l’unanimité que soit auprès de la presse que du public.

Le titre du film représente bien son sujet, comme toujours Bong Joon Ho traite un sujet difficile et grave sur un ton particulier avec beaucoup d’humour notamment grâce aux dialogues et au jeu des acteurs, mais aussi lors de situations improbables qui surprennent soit par leur noirceur, soit par une suite d’évènements qui s’enchaînent et qui va forcément prêter à rire malgré la gravité des actes des personnages.

Le film se moque aisément de la bourgeoisie en opposant  une famille pauvre qui vit de petits boulots mal payés et de petites combines face à une famille très riche vivant dans une immense maison. Pour marquer les différences, le réalisateur n’a pas peur de forcer sur les stéréotypes sans toutefois montrer que chacun à une part de bon et de noirceur, quelques soit la classe sociale. Donc nous avons une famille pauvre vivant dans un quartier très modeste, une petite maison pour cette famille de 4 personnes, face à une famille comptant 4 membres également et ayant en plus le luxe d’avoir une gouvernante et vivant donc dans une immense maison (propriété). Les attitudes, le style vestimentaire sont différents également. Et la famille ne fait parfois qu’une seule personne, ici l’union fait la force.

(suite…)


VG Pâtisserie – Pâtisserie végane à Paris

Toujours lors du weekend du 8 au 9 juin, le dimanche c’était passage obligé à VG Pâtisserie, une pâtisserie 100% végétale, bio et artisanale où l’on peut se régaler avec des pâtisseries françaises classiques et très connues, et ça fait tellement plaisir !

VG Pâtisserie fait également salon de thé et propose en semaine une carte salée pour déjeuner le midi ou à emporter ce qui est très pratique ! La créatrice de cette pâtisserie, Bérénice Leconte est également l’auteur de deux livres de recettes de pâtisserie de référence de base pour apprendre la pâtisserie française pas à pas : « Pâtisserie Végan » et tout récemment « Mon petit chou vegan ». J’ai d’ailleurs offerts le premier livre à mon père qui aime végétaliser les plats et pâtisseries classiques et très connues, ainsi que les viennoiseries et avec livre là il a tout ce qu’il faut ! Pains aux raisins, tarte au citron, gâteau marbré, flan, pithivier, opéra, fraisier, macarons, brioches suisses, etc.

 

Je voulais absolument manger au moins un croissant mais nous sommes arrivées assez tard et tout était parti, on aurait dû en réserver la veille mais je n’y ai pas vraiment pensé ! Tant pis, on a pris un petit déjeuner assez original (déjà que je ne prends pas de petit déjeuner le matin habituellement mais voilà c’était l’occasion), on a opté pour le fraisier accompagné d’un matcha latte (moi j’ai pris lait d’amandes et @poppyapo lait de coco). On a adoré, délicieux, doux, généreux en fraises, gourmand et une bonne part en plus, le matcha latte était très bon aussi, bien dosé et peu sucré, tout était parfait.

(suite…)


Jah Jah by Le Tricycle – restaurant végane à Paris

Toujours lors du même weekend de la marche, le lendemain avec @poppyapo nous avons décidé de déjeuner (après un petit déjeuner de folie dont je publierai un article plus tard) chez Jah Jah by le Tricycle, un restaurant situé dans le 10ème arrondissement, qui propose une cuisine du monde, d’inspiration créole, africaine, mais aussi japonaise ou encore indienne. On a choisis ce restaurant car nous voulions goûter une cuisine totalement différente et on a vraiment été ravies de notre choix !

Ce restaurant n’est pas si grand et se rempli très vite, nous n’avions pas réservé, on est arrivées vers 12h15, on pouvait soit s’installer sur une table de 2 ou avec d’autres personnes, on a choisi la table de 2. La déco est vraiment cool avec ses stocks d’aliments partout (bocaux énormes de riz, gingembre, haricots, etc), c’est coloré et vivant, ça fait cantine rétro, c’est plutôt convivial. Le menu est assez varié, il y a du choix et pour tous les goûts, tout est appétissant et on a donc mis un peu de temps à choisir ! Un brunch est également possible.

(suite…)


Aujourd’hui demain – concept store végane à Paris

Ma soeur et moi @poppyapo avons passé un chouette weekend à Paris lors de la marche pour la fermeture des abattoirs, pour nous remettre de nos émotions nous avons testé quelques restaurants véganes et salons de thé. Notre 1er coup de coeur c’est Aujourd’hui Demain, un concept-store végane, qui associe une boutique végane et une restauration sur place et à emporter, ainsi qu’un coffee shop/salon de thé. Les avis et articles/vidéos que nous avions vues nous faisais très envie (merci à Marie de Sweet & Sour et Sébastien Kardinal pour leur vidéos tests!).

Nous sommes arrivées chez Aujourd’hui Demain le samedi soir vers 20h, par chance il restait une petite table car oui il y a du monde et on comprend le succès de Aujourd’hui demain ! On commande au comptoir, on nous explique le concept, les plats, on est super bien accueillies, on nous conseille vraiment bien et tout à l’air si appétissant. Puis une fois la commande passée, on prend nos boissons et on s’installe, dès que le biper sonne on récupère nos commandes et on peut manger !

J’avais pris un burger jackfruit car j’ai toujours voulu gouter le fruit du jacquier avec un poiré Fils de Pomme et Poppy a pris le fried chicky burger (une nouveauté) avec une bière Oskare. Nous avons pris toutes les deux un cinnamon roll (j’en avais envie depuis super longtemps!). On a possibilité d’ajouter des sauces maisons de notre choix (compris dans le prix) à disposition au comptoir. Pour décrire mon burger, il contenait le fameux effiloché de jackfruit, du fromage fondu, des crudités, salade et avocat, un pur délice, je pense que c’est le meilleur burger que j’ai mangé jusqu’à maintenant ! (à noter que j’avais demandé un bun sans gluten pour 1 euro de plus, il était plutôt bon également). J’ai goûté un petit morceau de « fried chicky » et c’était hyper bon aussi. Les cinnamon roll étaient super moelleux et bien garnis en cannelle comme il faut. Le burger est servi seul mais il est tellement bien garnis que honnêtement j’aurais pas pu manger des frites avec ! On était vraiment ravies et bluffées !

(suite…)


Passion de Ryusuke Hamaguchi

Depuis la découverte du réalisateur japonais Ryusuke Hamaguchi avec Senses en 2018 puis Asako I&II début janvier, grâce à Art House nous avons la chance de découvrir cette année son premier film tourné en 2008 ! Et oui Ryusuke Hamaguchi tourne depuis plus de 10 ans. Beaucoup de réalisateurs talentueux sont trop peu connus et leurs films ne verront jamais le jour en dehors des festivals ou de leur pays, bien dommage car nous passons à côté de petites pépites, la preuve ici, heureusement on se rattrape grâce à certains distributeurs qui on su les repérér (ici Art House). Je pense notamment aussi à Iwai Shunji quasiment invisible malheureusement chez nous.

Donc, je suis allée voir ce weekend Passion, le premier film de Ryusuke Hamaguchi, au cinéma et j’ai adoré, j’ai vraiment été conquise et pourtant lorsque le film a commencé j’ai un peu douté (par ce que je n’aime pas vraiment l’effet de réalisation numérique mais une fois les premières minutes passées, ça ne me gênait plus vraiment), j’avais peur de ne pas retrouver les mêmes sensations et émotions qu’avec Senses et Asako I&II. Avec Passion on reconnait bien ce qui définira ses prochains films, ses thèmes de prédilections et son style. Il décortique les relations de ses personnages, leurs réactions, leurs émotions, au cours d’une soirée avec des rencontres, beaucoup de discussions et des vérités qui se révèlent au fil de la soirée, Un flot d’émotions continu et des personnages joués par des acteurs (pas du tout connus d’ailleurs en France) avec un jeu assez naturel que j’aime beaucoup. Les dialogues ont vraiment une place importante dans ses films, l’attitude des personnages et les émotions qui en découlent. Tout est fluide et se fait naturellement. Les films suivant du réalisateur que nous avons pu d’ailleurs découvrir seront encore plus posés, fluides et observateurs, développant encore plus ses personnages. Et aussi ce que j’adore c’est ce choix de musique si douce qui accompagne parfaitement le film et qui s’adapte à toutes les situations, qui le rythme et parfaitement bien choisie.

En bref, un très bon premier film qui laissait apparaître déjà tout le talent de ce réalisateur.

(suite…)


L’Appétit Bio Fast Food Bio à Nancy

L’Appétit Bio est un restaurant de type fast food bio et healthy (sain) à Nancy proposant plusieurs plats végétaliens et végétariens. Il a ouvert il y a un moins de 3 ans et avec un changement de propriétaire depuis moins d’un an tout en conservant le même concept, en le dynamisant, l’améliorant, et surtout en continuant de proposer des options végétaliennes et végétariennes, et en apportant leur touche personnelle. Pari réussi !

Ce petit restaurant situé rue Saint-Dizier (proche de la place des Vosges) propose donc une restauration sur place, à emporter et en livraison, midi et soir du mardi au samedi, ainsi que très récemment des brunchs ponctuels certains dimanches matins (dates affichées sur facebook et instagram).

Burger mexicain

(suite…)


Alpha – The Right To Kill de Brillante Mendoza

Après avoir découvert le cinéma de Brillante Mendoza avec deux de ses précédents films, Lola et Ma’Rosa, que j’avais beaucoup aimé, je suis donc allée voir son dernier film au cinéma le weekend dernier, Alpha – The Right to Kill. Brillante Mendoza filme d’une manière si réaliste et presque documentaire qu’on est vite happé par ses films et leur histoire, il film son pays tel qu’il est, la rue, toutes catégories de personnages en particulier dans les quartiers défavorisés et toujours sans défense face à ceux qui détiennent le pouvoir par le biais de l’argent, ces personnages racontés dans ses films tentent malgré tout de vivre, survivre.

Ici, il est question ici de la politique du président de la république Rodrigo Duterte depuis 2016 pour lutter contre les trafiquants de drogue et réduire la criminalité, en donnant ce « droit de tuer » aux forces de l’ordre ainsi qu’à des milices dès lors qu’il s’agit de narcotrafiquants (plus de détails), comme le titre du film l’indique, Sauf que tout n’est pas noir ou blanc, la drogue est partout, son commerce se fait à toute échelle, du haut chef de police au petit dealer pauvre qui tente de survivre et nourrir sa famille dans les taudis des quartiers pauvres. La tristesse lorsque l’on constate aussi tout ces déchets plastiques qui s’entassent partout dans ces quartier et qui font parti du « paysage », tout est banalisé, la violence, la pauvreté, la drogue, tout.  Tout le monde y trouve son compte alors pourquoi combattre ce qui peut en faire profiter à beaucoup (de personnes haut placées), on est franchement loin de Serpico où le personnage principal refusait et dénonçait les ripoux. Duterte avait d’ailleurs déclaré réserver le même sort aux policiers corrompus.

(suite…)


Défaite des maîtres et possesseurs de Vincent Message

J’ai eu l’occasion de lire un livre différent de ce que j’ai l’habitude de lire. On m’avait prévenu qu’au premier abord, c’était pas facile de s’y plonger mais une fois dedans, il est vraiment et prenant. Effectivement, quand je l’ai commencé, j’ai eu du mal  à me concentrer complètement sur cette histoire très mystérieuse au début et qui reste assez floue sur l’identité exacte des personnages principaux volontairement puisque lorsqu’on comprend enfin c’est terrible, l’horreur, de voir à quel point l’histoire est quasiment calquée sur notre monde actuel et le parallèle fait avec la domination des humains sur les animaux. Il est très intéressant aussi de voir comment les mêmes erreurs sont reproduites « si facilement », et cela fait vraiment peur.

J’ai beaucoup aimé le style narratif (le personnage principal est le narrateur) qui rend le récit rythmé, éprouvant, avec du suspense et sans ménager le lecteur, car on est vraiment témoin de ce qu’il s’y passe. Une fois bien immergé dans cette histoire, difficile de s’en détacher donc, car la curiosité l’emporte. Lors de certains passages, la description est vraiment très détaillée, et l’histoire bascule dans l’horreur, ça fait froid dans le dos. L’histoire se déroule dans un futur proche mais on pourrait transposer cette histoire à notre époque en changeant les personnages, c’est ça qui est effrayant car tout semble trop réel.

On fini par s’attacher aux personnages et cette course à la montre ponctuée de flashbacks pour mieux comprendre le contexte, et comment l’histoire a pu évoluer ainsi.

En bref, je suis rester assez floue, c’est difficile de parler d’un livre lorsqu’on ne peut pas trop détailler et sans trop dévoiler de choses. Malgré un début difficile pour moi à me concentrer sur cette histoire, j’ai finalement beaucoup aimé, j’ai trouvé cette histoire terrifiante mais qui fait énormément réfléchir sur la cause animale, la domination des humains sur les animaux et l’avenir de la planète qui n’est pas éternelle.