Swallowtail Ageha

Blog créatif, vegan & japonisant

Swallowtail Ageha

Passion de Ryusuke Hamaguchi

Depuis la découverte du réalisateur japonais Ryusuke Hamaguchi avec Senses en 2018 puis Asako I&II début janvier, grâce à Art House nous avons la chance de découvrir cette année son premier film tourné en 2008 ! Et oui Ryusuke Hamaguchi tourne depuis plus de 10 ans. Beaucoup de réalisateurs talentueux sont trop peu connus et leurs films ne verront jamais le jour en dehors des festivals ou de leur pays, bien dommage car nous passons à côté de petites pépites, la preuve ici, heureusement on se rattrape grâce à certains distributeurs qui on su les repérér (ici Art House). Je pense notamment aussi à Iwai Shunji quasiment invisible malheureusement chez nous.

Donc, je suis allée voir ce weekend Passion, le premier film de Ryusuke Hamaguchi, au cinéma et j’ai adoré, j’ai vraiment été conquise et pourtant lorsque le film a commencé j’ai un peu douté (par ce que je n’aime pas vraiment l’effet de réalisation numérique mais une fois les premières minutes passées, ça ne me gênait plus vraiment), j’avais peur de ne pas retrouver les mêmes sensations et émotions qu’avec Senses et Asako I&II. Avec Passion on reconnait bien ce qui définira ses prochains films, ses thèmes de prédilections et son style. Il décortique les relations de ses personnages, leurs réactions, leurs émotions, au cours d’une soirée avec des rencontres, beaucoup de discussions et des vérités qui se révèlent au fil de la soirée, Un flot d’émotions continu et des personnages joués par des acteurs (pas du tout connus d’ailleurs en France) avec un jeu assez naturel que j’aime beaucoup. Les dialogues ont vraiment une place importante dans ses films, l’attitude des personnages et les émotions qui en découlent. Tout est fluide et se fait naturellement. Les films suivant du réalisateur que nous avons pu d’ailleurs découvrir seront encore plus posés, fluides et observateurs, développant encore plus ses personnages. Et aussi ce que j’adore c’est ce choix de musique si douce qui accompagne parfaitement le film et qui s’adapte à toutes les situations, qui le rythme et parfaitement bien choisie.

En bref, un très bon premier film qui laissait apparaître déjà tout le talent de ce réalisateur.

(suite…)


L’Appétit Bio à Fast Food Bio à Nancy

L’Appétit Bio est un restaurant de type fast food bio et healthy (sain) à Nancy proposant plusieurs plats végétaliens et végétariens. Il a ouvert il y a un moins de 3 ans et avec un changement de propriétaire depuis moins d’un an tout en conservant le même concept, en le dynamisant, l’améliorant, et surtout en continuant de proposer des options végétaliennes et végétariennes, et en apportant leur touche personnelle. Pari réussi !

Ce petit restaurant situé rue Saint-Dizier (proche de la place des Vosges) propose donc une restauration sur place, à emporter et en livraison, midi et soir du mardi au samedi, ainsi que très récemment des brunchs ponctuels certains dimanches matins (dates affichées sur facebook et instagram).

Burger mexicain

(suite…)


Alpha – The Right To Kill de Brillante Mendoza

Après avoir découvert le cinéma de Brillante Mendoza avec deux de ses précédents films, Lola et Ma’Rosa, que j’avais beaucoup aimé, je suis donc allée voir son dernier film au cinéma le weekend dernier, Alpha – The Right to Kill. Brillante Mendoza filme d’une manière si réaliste et presque documentaire qu’on est vite happé par ses films et leur histoire, il film son pays tel qu’il est, la rue, toutes catégories de personnages en particulier dans les quartiers défavorisés et toujours sans défense face à ceux qui détiennent le pouvoir par le biais de l’argent, ces personnages racontés dans ses films tentent malgré tout de vivre, survivre.

Ici, il est question ici de la politique du président de la république Rodrigo Duterte depuis 2016 pour lutter contre les trafiquants de drogue et réduire la criminalité, en donnant ce « droit de tuer » aux forces de l’ordre ainsi qu’à des milices dès lors qu’il s’agit de narcotrafiquants (plus de détails), comme le titre du film l’indique, Sauf que tout n’est pas noir ou blanc, la drogue est partout, son commerce se fait à toute échelle, du haut chef de police au petit dealer pauvre qui tente de survivre et nourrir sa famille dans les taudis des quartiers pauvres. La tristesse lorsque l’on constate aussi tout ces déchets plastiques qui s’entassent partout dans ces quartier et qui font parti du « paysage », tout est banalisé, la violence, la pauvreté, la drogue, tout.  Tout le monde y trouve son compte alors pourquoi combattre ce qui peut en faire profiter à beaucoup (de personnes haut placées), on est franchement loin de Serpico où le personnage principal refusait et dénonçait les ripoux. Duterte avait d’ailleurs déclaré réserver le même sort aux policiers corrompus.

(suite…)


Défaite des maîtres et possesseurs de Vincent Message

J’ai eu l’occasion de lire un livre différent de ce que j’ai l’habitude de lire. On m’avait prévenu qu’au premier abord, c’était pas facile de s’y plonger mais une fois dedans, il est vraiment et prenant. Effectivement, quand je l’ai commencé, j’ai eu du mal  à me concentrer complètement sur cette histoire très mystérieuse au début et qui reste assez floue sur l’identité exacte des personnages principaux volontairement puisque lorsqu’on comprend enfin c’est terrible, l’horreur, de voir à quel point l’histoire est quasiment calquée sur notre monde actuel et le parallèle fait avec la domination des humains sur les animaux. Il est très intéressant aussi de voir comment les mêmes erreurs sont reproduites « si facilement », et cela fait vraiment peur.

J’ai beaucoup aimé le style narratif (le personnage principal est le narrateur) qui rend le récit rythmé, éprouvant, avec du suspense et sans ménager le lecteur, car on est vraiment témoin de ce qu’il s’y passe. Une fois bien immergé dans cette histoire, difficile de s’en détacher donc, car la curiosité l’emporte. Lors de certains passages, la description est vraiment très détaillée, et l’histoire bascule dans l’horreur, ça fait froid dans le dos. L’histoire se déroule dans un futur proche mais on pourrait transposer cette histoire à notre époque en changeant les personnages, c’est ça qui est effrayant car tout semble trop réel.

On fini par s’attacher aux personnages et cette course à la montre ponctuée de flashbacks pour mieux comprendre le contexte, et comment l’histoire a pu évoluer ainsi.

En bref, je suis rester assez floue, c’est difficile de parler d’un livre lorsqu’on ne peut pas trop détailler et sans trop dévoiler de choses. Malgré un début difficile pour moi à me concentrer sur cette histoire, j’ai finalement beaucoup aimé, j’ai trouvé cette histoire terrifiante mais qui fait énormément réfléchir sur la cause animale, la domination des humains sur les animaux et l’avenir de la planète qui n’est pas éternelle.


Velicious – Restaurant végane à Strasbourg

Velicious est un des premiers restaurant entièrement végane à avoir ouvert à Strasbourg, il se distingue notamment pour ses pâtisseries raffinées. Il est situé dans le quartier de l’Université, proche du Jardin Botanique et du Parc de l’Orangerie. Depuis 2 ans, Velicious a également ouvert un restaurant de type fast-food végane situé Grand Rue à Strasbourg, sous le nom de Velicious Burger, avec beaucoup de succès.

Je suis allée chez Velicious avec mes parents et ma soeur le samedi du weekend de Pâques, sachant que ma soeur et moi sommes véganes depuis 5 ans, ma mère végétalienne depuis 1 an et mon père, qu’on pourrait qualifier (même si je n’aime pas ce terme) de flexitarien.

Entremet framboise – Mousse liégeoise – Ester vegg passion

Nous avons été très bien accueillis, le personnel est souriant, de bons conseils et à l’écoute. Le cadre est agréable et confortable, c’est plutôt une ambiance calme et détendue. Le restaurant est assez classique mais joli tout de même.

(suite…)


Harmonie Bowl & Juice – restaurant végane à Strasbourg

 

Attention coup de coeur !

Oui, Harmonie Bowl and Juice fait partie de ces petits restaurants coup de coeur qui ne cesse de vous émerveiller à chaque visite et qui vous donne envie d’y retourner pour tester toute la carte ! Ce petit restaurant et salon de thé situé place Saint-Etienne à Strasbourg a ouvert ses portes il y a environ 2 ans, il est tenu par Quentin et Maylee, qui est Naturopathe, et dont sa cuisine s’inspire. La cuisine est végane, sans gluten bio, fait maison et très saine, d’inspiration asiatique (japon, corée, chine) et tout est vraiment délicieux ! Les bowl harmonie sont inspirés de la naturopathie (Tokyo bowl par exemple) et les autres bowl proposés actuellement sont inspirés de plats typiques mais version végane (bouillon de nouilles soba ou bio bun). Les boissons sont saines et de qualité, originales et bien choisies (kombucha ou thé jardins de gaïa par exemple) ou jus frais à l’extracteur. Les desserts sont simples mais si bons (je suis passionnée de carrot cake, je suis donc ravie). Harmonie Bowl and Juice vous accueille aussi bien pour le petit déjeuner avec 3 formules, que pour le déjeuner ou tout simplement le goûter à toute heure.

Exemple : j’ai pris un kombucha à l’hibiscus, un bio-bun et une part de carrot cake et ma petite soeur a pris un Konbucha à a cardamome, un Tokyo bowl et une crème chocolat passion. Les bowls sont généreusement garnis (ça ne se voit pas sur la photo, mais les bowls sont vraiment profonds), c’est pareil pour les desserts, les portions sont assez généreuses.

Le restaurant est assez petit et ne prend pas de réservation donc pensez à arriver à 12h sinon vous risqueriez d’attendre (mais sur le joli petit banc devant le restaurant ou sur la place Saint-Etienne, on peut patienter) ! Le cadre est très agréable et la déco est si jolie, c’est confortable d’y venir manger et se poser. On est servi avec le sourire et toutes les explications nécessaires ! Et petit plus, le restaurant  accorde une attention particulière au zéro déchet (on peut apporter son contenant pour commander à emporter et on bénéficie alors de 10% de réduction, génial pour les programmes pique-niques dans les beaux parcs de Strasbourg, n’est-ce pas ?). Et puis la place Saint-Etienne est jolie, le restaurant est vraiment bien placé.

Un énorme coup de coeur, mon restaurant préféré de Strasbourg ! D’ailleurs j’y retourne bientôt, j’ai hâte !

 

Pour en savoir plus ou consulter le menu (les prix sont affichés sur le site) : Facebook // Instagram // Site

(suite…)


Vegan Gorilla – Restaurant à Nice

Toujours lors de ma semaine à Nice en mars dernier, je suis allée au restaurant Vegan Gorilla que j’avais découvert l’été dernier lors des mes vacances ! J’étais impatiente d’y revenir ! J’ai vraiment adoré et je recommande à 100% ce restaurant qui propose une cuisine végane de qualité, d’ailleurs c’est le premier restaurant végane au guide Michelin cette année « Bib gourmand 2019« , félicitations !

Le restaurant de Willy et Camille (Amour pâtisserie végétale) est très chaleureux, agréable, très beau (coup de coeur pour la déco, on s’y sent bien!), surtout que nous étions installés à l’étage avec vue sur  les tables du bas, vraiment chouette. On est bien accueilli, bien servi, et on peut y manger sereinement, j’ai vraiment apprécié cela.

La cuisine de Vegan Gorilla est inventive, originale, savoureuse tout en étant je trouve très saine ! La carte change chaque semaine avec toujours deux options au choix (2 entrées, 2 plats, 1 dessert ou un café gourmand). Tout est bio, préparé maison, et sans gluten, ce qui est un vrai plus car il est toujours difficile de trouver un restaurant qui propose tout cela à la fois.

La vaisselle est super jolie, on nous sert de l’eau filtrée avec charbon et tout en mode zéro déchet en plus (serviettes en tissu par exemple), un bon point également !

Bref, une adresse incontournable à Nice ! Merci, je reviendrai !

Pour plus d’informations ou réserver : instagram // facebook

 

(suite…)


Amour – Pâtisserie 100 % végétale à Nice

En mars, j’ai passé une semaine à Nice et j’ai pu enfin découvrir Amour à l’occasion du brunch du dimanche matin ! Amour est une pâtisserie 100% végétale et sans gluten à Nice et qui propose une formule déjeuner également et un brunch le dimanche, mais vous accueille aussi pour le goûter et le petit déjeuner. Amour a ouvert ses portes il y a 1 an (par Camille, elle et son mari Willy Berton étant également aux commandes de l’excellent Vegan Gorilla, je publierai également un article car bien sûr j’ai testé les deux, et ce sont mes petits coups de coeur!).

La pâtisserie se démarque par une volonté de faire des douceurs saines mais gourmandes (et super jolies), toujours végétales et sans gluten, adaptées à tous ! Et de même pour les assiettes salées proposées en brunch du dimanche ou en déjeuner le midi en semaine.

Arrivée à Nice très tard le samedi soir, dès le dimanche je suis chez Amour, beau début de vacances n’est-ce pas ? Donc c’est parti pour le brunch.

Le brunch de Amour est composé de deux assiettes, une sucrée et une salée servies en même temps, ce qui laisse le choix de commencer par le sucré ou salé, ou les deux en même temps, accompagnées d’une boisson chaude et d’un jus de fruit frais. Parfait ! C’est très bon, le mélange des saveur est original, c’est bien présenté, c’est bien dosé (ni trop, ni pas assez), il y a un vrai travail sur les couleurs dans l’assiette, et fonctionnant aux couleurs je suis ravie. Les desserts sont tout légers, très peu sucrés (je me rends compte que je n’ai pas l’habitude).

Tout est bien sûr fait maison et bio, et les plats changent chaque semaine. On peut également commander à emporter et passer une commande pour un évènement spécial (anniversaire par exemple).

Pour terminer, le cadre est très agréable par sa simplicité, c’est calme et zen, c’est joli et lumineux, c’est confortable et on est très bien accueilli.

Merci !

Pour en savoir plus ou réserver : Facebook // Instagram

(suite…)


Les éternels de Jia Zhang Ke

J’ai vu le dernier film, Les éternels, de Jia Zhang Ke à sa sortir et je l’attendais avec impatiente comme à chaque sortie de ses film maintenant, surtout depuis A touche of sin avec lequel je m’étais pris une vraie « claque » au cinéma ce jour là.

Avec Les éternels, le réalisateur reprends un peu de tout ses films et leurs codes, comme le contexte social et économique de la Chine contemporaine, le contexte historique et l’histoire sur une longue période (17 ans, le barrage des 3 Gorges) et les régions touchées par les crises économiques notamment le charbon, l’histoire se déroulent également dans des régions revenant souvent Shanxi par exemple, les trois gorges. Un rythme qui se veut  toujours coup de poing, un film qui mêle plusieurs genres, social, drame, beaucoup rythmé aussi par la musique.

Dans ce dernier film, on retrouve comme un mélange de ces précédents films, ce qui peut sembler un peu répétitif avec du déjà ou alors un rappel d’un cinéma propre à ce réalisateur, ce qui fait marque de fabrique, jusqu’au choix de casting avec l’actrice principale toujours excellente (Zhao Tao) rayonnante et à fond dans son rôle qui traverse les années. Malgré quelques longueurs, le film passez assez film je trouve notamment grâce au rythme alternant scènes marquantes et plus posées, pour passer d’une époque à une autre par exemple, le changement de la vie d’un personnage, une séparation, des retrouvailles…

(suite…)


Les étendues imaginaires de Siew Hua Yeo

Retour sur Les étendues imaginaires, film que j’ai adoré et pourtant je n’avais pas spécialement prévu de le voir, ça aurait été dommage de passer à côté ! Comme j’avais été assez déçue par Un grand voyage vers la nuit, ce genre de film entre rêve et réalité, envoutant, esthétiquement très beau, Les étendues imaginaires laissait entendre qu’il s’agissait du même genre (toujours le problème des bandes annonces qui reprennent souvent les même « codes » et peinent à se démarquer au final!). Bref, ce ne fût pas le cas avec Les étendues imaginaires qui a d’ailleurs reçu le Léopard d’or au dernier festival de Locarno. Finalement ces deux films n’ont pas tant de choses que ça en commun.

J’ai repensé en voyant Les étendues imaginaires au très touchant Ilo Ilo vu quelques années auparavant au cinéma également et qui déjà abordait les thématiques des travailleurs venus des Philippines à Singapour, ici ce sont des travailleurs venus de Chine, du Bangladesh, de Corée … sous payés, retenus comme prisonniers de cette île (leur passeports sont gardés par les employeurs pour les empêcher de s’enfuir), une main d’œuvre bon marché et obéissante pour ces entreprises qui ne cessent d’agrandir l’île. Certains tentent de se faire entendre mais semblent seuls et peu soutenus.

On nous montre une « cité » en plein développement permanent et à une vitesse folle, toujours en chantier, surtout pour une certaines partie de la population qui y vit plus aisée.

On nous montre le monde de la nuit, vivant toujours éveillé, une ville qui ne semble jamais dormir, du bruit partout en continu, l’agressivité de la lumière vive des néons qui éclairent dehors et dans les habitations, provoquant des insomnies même à ceux qui se tuent au travail et sont épuisés, finalement impossible de dormir.

(suite…)